23.01.2011
L’économie Verte : les défis d’une réforme radicale
A l’occasion du lancement de l’initiative pour une économie Verte du parti des Verts Suisses.
L’économie du 21ème siècle sera durable ou ne sera pas. Il va falloir surmonter les clivages parfois dogmatiques entre le sociale, l’économie et l’écologie. Car ces trois éléments sont indissociables, plus encore, ils s’enrichissent mutuellement.
Les ressources naturelles deviennent de plus en plus rares et en conséquence plus chers. Les coûts de la gestion des déchets sont répercutés sur les responsables selon le principe pollueur-payeur. Le même constat doit être fait pour la responsabilité sociale des entreprises. Les coûts pour des employés immotivés, absents pour des raisons sanitaires ou même démissionnaires dépassent à terme largement les investissements pour de meilleures conditions de travail. Les effets directs sur la santé financière et économique d’une entreprise sont évidents.
Mais les entreprises commencent à comprendre l’enjeu et des premiers pas vers une économie Verte sont en train de se faire. A l'instar de la révolution numérique à la fin du 20ème siècle nous assistons actuellement à la révolution Verte des économies et entreprises. Rater ce train n’est pas une option si nous voulons rester compétitive et laisser un monde vivable à nos enfants.
L’empreinte écologique est une mesure qui convertit la consommation des différentes ressources en unités de surface. Pour la Suisse, elle correspond actuellement à trois planètes. C'est-à-dire, si la Suisse était le standard mondial pour la consommation des ressources, nous aurions besoin de 3 planètes terre. Mais comment faire mieux (demande économique) avec moins (demande écologiste) ? Nous devons reformer radicalement notre système économique et les processus de production des entreprises. Nous devons réduire la consommation des ressources (énergie et matières premières) et améliorer le recyclage des déchets. Nous devons passer d’un système économique linéaire, qui consiste à produire, consommer et jeter à un système circulaire qui réintègre les déchets dans la production (cycle technique) ou qui les dégrade à 100% biologiquement dans la nature (cycle écologique). Ainsi nous pouvons faire mieux avec moins. Bien évidement, l’énergie nucléaire n’a pas sa place dans cette approche très prometteuse. La campagne contre les nouvelles centrales nucléaires menée par les Verts fait donc partie d’une politique cohérente et porteuse d’avenir. Mais aussi d’un point de vue purement économique, une centrale nucléaire n’est pas un investissement judicieux. Son amortissement porte sur une durée de 60 ans. Mais d’ici là nous aurions déjà trop d’énergie en Europe, dit Ruedi Noser, Conseiller national des Libéraux-Radicaux (SonntagsZeitung, 16.1.2011). L’industrie l’a également compris, « swisscleantech » la toute jeune et très progressive association économique favorise également l’investissement dans les nouvelles technologies contre le renforcement de l’énergie nucléaire. Selon elle, la sécurité d'approvisionnement est garantie avec des énergies renouvelables, tout en créant des centaines de milliers de nouveaux emplois.
17:29 Publié dans Economie Verte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : economie verte, cleantech |
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Commentaires
Juste une question, Monsieur l'écolo, en deux parties :
Officiellement, la viande dans l'économie Verte, c'est combien de fois par mois, et combien de grammes par personne ?
Ecrit par : Scipion | 23.01.2011
faisons le point intelligemment voulez-vous ,je ne suis membre d'aucun parti,simple ctioyenne mesurant les effets plus que négatifs de théories sorties droit de l'enfer du raisonnement informatisé,soit:le gaz?en cas de conflit les oléoducs sont fermés,l'électricité?chantage entre compagnies au grand dam du consommateur,le chauffage longue distance ,on en mesure les inconvéniens souvent invisibles pour celui qui travaille mais pour ceux à la retraite et sans voiture,ce dernier laisse songeur quand on pense à l'éventuelle explosion du four,qui eut lieu,mais encore une fois tellement visibles pour l'odorat que peu s'en formalisèrent,et pour cause,il y avait un brouillard à couper au couteau,sans oublier de mentionner que les installations servant à cette bénédiction des Dieux longues distances à une durée de vie de trente d'après les chauffagistes,le nucléaire?risque d'implosion éventuelles aussi,mais en Suisse nous avons des techniciens hors pairs,d'après nos responsables de hautes écoles,alors que reste-t'il,le bois,on va pas déforester comme en Amazonie,que vous étiez sensés protéger,de fait il ne reste que le charbon ,nous avons connu et nous vivons encore,et le pétrole,et là les pays producteurs attendent les Suisses en riant sous cape,car en lieux de courir a force de discussion stérile de pseudo protection de l'environnement,votre flair s'est tari et d'ici quelques décennies vous vous trouverez confrontés à des problèmes vous ayant complètement échapper,vivre le moment présent c'est prèparer l'avenir,on n'est pas venu sur terre pour vivre sans danger au contraire ,sinon dieu lui-même n'aurait pas créé le monde ,pour preuve les volcans fournisseurs de CO2 indispensables à l'humanité toute entière,alors vos interdictions de tout et de rien,les anciens rient bien,car sans pollution pas de vie,et juste ceci ,demandez aux Russes l'endroit ou ils aiment le mieux vivre?ils répondront en Sibérie,pourquoi?monney monney,danger mais très bons salaires!
bonne journée à vous!
Ecrit par : lovsmeralda | 25.01.2011
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